1903 - Maquette Geoff Phillips - Final

Atelier de conversation en anglais : un point d’étape avec Victoria

Depuis le 2 octobre dernier, les ateliers gratuits de conversation en anglais avec « native speaker » sont de nouveau proposés aux étudiants volontaires qui se sont inscrits en début d’année. Nous avons profité d’une rencontre avec Victoria, animatrice américaine de ces ateliers pour faire un point d’étape.

Fonds de Dotation : Bonjour Victoria. Vous animez des ateliers en anglais pour des étudiants de 1ère année de CPGE au Lycée Henri IV. Quel a été votre parcours jusqu’ici ?

Victoria : Je suis née à Ithaca dans l’Etat de New-York. Après des études supérieures de littérature, je suis arrivée en France, il y a sept ans pour suivre un parcours didactique des langues à l’Institut national des langues et civilisations orientales. Ce diplôme permet d’enseigner l’apprentissage des langues. Je parle désormais anglais évidemment, le français et le laotien. Avant d’animer des ateliers à Henri-IV, j’étais professeur d’anglais pour des entreprises et autres clients professionnels.

Fonds de Dotation : Victoria, pouvez-vous rappeler les objectifs de ces ateliers ?

Victoria : Le but est avant tout de mettre les étudiants à l’aise avec la langue. Cela passe avant tout par un lien de confiance avec l’étudiant. Il faut qu’il puisse oser parler. Le faire relativiser : une faute n’est jamais grave? C’est tout à fait normal d’en faire. Les élèves n’étaient pas forcément à l’aise avec le fait de parler dans une langue étrangère. Je suis là pour leur donner des astuces, et notamment accepter de se tromper. C’est un problème que j’ai souvent rencontré.

Fonds de dotation : Comment se sont passés ces premiers ateliers ? Avez-vous trouvé les étudiants plutôt timides ou au contraire expansifs ?

Victoria : Au-delà du lien de confiance évoqué, il y a une manière qui marche toujours bien : il faut casser le silence par une question, souvent drôle. Il faut également briser la hiérarchie élève-animateur. Je ne suis pas élève évidemment mais j’ai connu à travers mon parcours, le même défi qu’eux. J’essaye de leur montrer qu’il faut vraiment oser. C’est enrichissant de pouvoir communiquer avec les autres. Concernant la timidité, tout dépend des sujets en réalité car il s’agit d’une question de maitrise du vocabulaire. J’essaye de solliciter les plus timides en blaguant pour les mettre à l’aise. Au bout de quelques ateliers, je vois déjà d’énormes progrès parmi les élèves les plus en retrait. Le fait de travailler avec des ateliers de six personnes maximum est un avantage indéniable. C’est la taille parfaite pour que tout le monde puisse s’exprimer.

Fonds de dotation : quels ont été les sujets de conversation ?

Victoria : Les thèmes ont été très variés. Les élèves étant brillants, ils ont demandé à évoquer de nombreux sujets, souvent d’actualité comme le changement climatique, l’intelligence artificielle, la séparation entre l’Etat et la religion en France, les questions d’identité, de sexisme. Nous avons également comparé les différentes manières de voir la vie entre les Français et les Américains